Charlie Parker

Charlie Parker, surnommé Bird ou Yardbird, enregistre ses premiers titres pour le label Decca avec le pianiste Jay McShann en 1940. La face B du disque «Hootie Blues» lui permet de se faire connaître. Il commence à susciter l'intérêt de l'avant-garde new-yorkaise.

Vers 1942, le be-bop fait son apparition grâce à des musiciens comme le pianiste Thelonious Monk, le trompettiste Dizzy Gillespie, le guitariste Charlie Christian et les batteurs Max Roach et Kenny Clarke. Charlie Parker joue régulièrement au Minton's Playhouse et au Monroe's Uptown House de New York où s'invente ce nouveau courant.

De plus en plus accro à la drogue, Parker enregistre avec Dizzy Gillespie, Red Norvo, Clyde Hart, Sir Charles Thompson, Slim Gaillard, Sarah Vaughan et en compagnie du jeune Miles Davis.

En 1945, Charlie Parker réalise ses 1ers enregistrements en solo et enregistre les 1ers témoignages du be-bop avec le Dizzy Gillespie Sextet. Charlie Parker impose son style sur des titres devenus célèbres comme «Koko» ou «Anthropology».

Après un internement en hôpital psychiatrique, il repart en studio pour le label Dial en 1947. A New York, il s'entoure d'un quintet avec Miles Davis, Bud Powell, Tommy Potter et Max Roach pour une nouvelle session en studio pour le label Savoy. Cette période est marquée par une créativité intense et il enregistre des morceaux mythiques tels que «Embraceable You», «Don't Blame Me», «Scrapple From The Apple», «Crazeology».

Les années 50 représentent une période triomphale pour Charlie Parker. Il réalise de nombreuses sessions pour le label Verve. Charlie Parker enregistre avec Thelonious Monk, Curley Russell et Buddy Rich les morceaux «Relaxin' With Lee», «Mohawk», «An Oscar For Treadwell», «Leap Frog», «My Melancholy Baby» et «Bloomdido» qui sont à retenir parmi ses plus belles réussites. En 1951, entouré de Miles Davis, Max Roach, Walter Bishop et Teddy Kotick, Charlie Parker enregistre notamment «Au Private», devenu un thème central du be-bop.

Charlie Parker décède en 1955, à tel point meurtri par l’excès de drogue que le médecin légiste estima son âge à 53 ans alors qu’il en avait seulement 34.